Dans Rubbish Rabbit, les adultes jubilent à l'idée de faire des bêtises, à l'image des enfants lorsqu'ils sont seuls : détruire la plupart des objets qui leur passent entre les mains, se tirer dessus, se jeter par terre, danser, se battre avec une peluche géante... faire tout ce qui leur passe par la tête sans se poser de question. Simplement parce qu'ils aiment ça : être fous, différents, libres ! Et dans un élan de jubilation commune, ce sont tous les codes instaurés par nos sociétés modernes qui volent en éclat.
« Il faut beaucoup marcher pour découvrir les troupes qui se démarquent. Il y en a, bien sûr, comme le Tony Clifton Circus, des clowns milanais "off" et "trash" qui s'en prennent à l'idolâtrie maternelle italienne en se vengeant sur des poupées Barbie qu'ils traitent à toutes les sauces – Nutella compris – avant de les faire exploser... »
Brigitte Salino (Le Monde)
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