À mille lieues d'un théâtre intellectuel, « contemporain » et élitiste, ce «cabaret » est là pour s'amuser et pour vous amuser. Au croisement d'un Jacques Tati et des Monty Python, la troupe des 26 000 couverts excelle dans l'art de l'absurde. Au programme : cow-boys flûtistes, domptage de tentes Décathlon, trapézistes sans trapèzes, jonglage de seins, ventriloque délateur… L'idéal du club ? « répondre au chaos du monde par le burlesque ».
On s’était dit : il faudrait faire un spectacle sur le marasme économique, dénoncer le cynisme des hypercapitalistes, la brutalité des tyrans et militer pour un monde meilleur.
On se disait : soyons politiques. On est quand même des artistes, il faut penser à l’avenir, tracer des pistes, c’est de notre responsabilité de résoudre l’équation planétaire...
Et puis je sais plus qui a dit : oui mais attends, ce spectacle-là, promis, on le fera l’année prochaine. Mais avant ça, juste avant de dire de grandes choses, avant les messages importants… on s’amuse encore un peu ? ... L’Idéal Club, c’est juste pour (se) faire du bien. Tout s’écroule ? Rions-en !
Philippe Nicolle (mai 2009)
Écriture collective sous la direction de Philippe Nicolle
Assistante à la mise en scène : Sarah Douhaire
Avec : Kamel Abdessadok (comédien)
Christophe Arnulf (comédien et musicien)
Sébastien Bacquias (contrebasse)
Servane Deschamps (comédienne)
Pierre Dumur (comédien)
Aymeric Descharrières (saxophone et cuivres)
Olivier Dureuil (comédien)
Florence Nicolle (comédienne)
Philippe Nicolle (comédien)
Daniel Scalliet (guitare et chant)
Régie générale : Anthony Dascola
Décor : Michel Mugnier avec le soutien d'Alexandre Diaz et de Noémie Sauve
Costumes : Laurence Rossignol et Sophie Deck avec le soutien de Camille Perreau
Lumière : Thomas Parizet
Son : Anthony Dascola
Plateau : Louise Vayssié
Administration production : Sarah Douhaire assistée de Catherine Euvrard et Agathe Lorne
Production / diffusion : Claire Lacroix
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